Prévention tertiaire: Exemple et définition

En entreprise, la prévention des risques professionnels répond à trois principes fondamentaux : la prévention primaire, la prévention secondaire et la prévention tertiaire. La prévention tertiaire s’adresse aux salariés qui sont déjà touchés par des pathologies diverses ou encore des maladies professionnelles liées aux conditions de travail, aux accidents du travail, à l’harcèlement sexuel ou moral, etc. Qu’entend-on par prévention tertiaire et quels en sont les exemples ?

Qu’est-ce que la prévention tertiaire ?

D’abord, la prévention est selon l’Organisation Mondiale de la Santé l’ensemble des mesures qui visent à éviter ou à réduire un temps soit peu le nombre et la gravité des maladies, des accidents ainsi que des handicaps. Elle rassemble toutes les actions, les attitudes et les comportements destinés à éviter la survenue d’un problème de santé et à maintenir ou à améliorer l’état de santé. Par ailleurs, la prévention tertiaire intervient selon la même organisation à un stade où il est nécessaire de diminuer la prévalence des incapacités chroniques ou des récidives et de réduire toutes complications, invalidités ou rechutes consécutives à une maladie. 

La prévention tertiaire s’inscrit dans le cadre des trois niveaux de prévention qui ont été définis par l’OMS. Ainsi, on compte la prévention primaire, la prévention secondaire et la prévention tertiaire qui agit sur les effets et les séquelles d’une pathologie ou encore de son traitement. Elle met tout en œuvre sur les plans médical, social et psychologique pour soigner le patient atteint d’une maladie chronique et l’aider à participer pleinement à la vie de la société. La prévention tertiaire est un aspect très important des soins médicaux en cas de survenue d’une quelconque complication, de rechutes des maladies et de la réhabilitation. 

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Quelques exemples de prévention tertiaire

Pour rappel, la prévention tertiaire a pour objet la diminution des cas de récidives, des incapacités, afin de limiter les complications et les séquelles d’une maladie. Les actions de préventions curatives relèvent du domaine de la prévention tertiaire. À titre d’exemple, pour les Risques Psychosociaux, il s’agit de mettre en place une cellule psychologique qui sera à l’écoute des travailleurs. Cela peut faire suite à un harcèlement, une agression de tout genre, ou encore aux risques liés à la santé et à la sécurité du salarié. 

De plus, pour une situation de violence, que ce soit un vol ou une tentative de vol, l’entreprise se trouve dans l’obligation de mettre en place un suivi volontaire post-traumatique. L’employé peut ainsi mieux faire face aux conséquences d’un événement pareil. L’entreprise doit, en ce qui la concerne, chercher à éviter ces situations avec plus de mesures de prévention, d’information et la présence d’une équipe chargée de la sécurité. Enfin, la prévention tertiaire peut intervenir dans le traitement de différents types de maladies du salarié (AVC, asthme, cancer du col de l’utérus, etc).

Pourquoi faut-il faire de la prévention tertiaire ?

L’employeur est tenu à l’égard de son employé à une obligation de santé et de sécurité. En effet, les risques psychosociaux (RPS) entraînent des atteintes non seulement à la santé physique, mais aussi à la santé mentale. Cela peut être des pathologies professionnelles comme les maladies psychosomatiques, des maladies cardiovasculaires, des accidents de travail, etc. On comprend donc l’importance de la prévention tertiaire, parce qu’elle permet de faciliter le retour au travail du salarié. La prévention tertiaire a pour but la réhabilitation, mais aussi le suivi des personnes qui ont souffert de n’importe quel problème de santé. Elle constitue un accompagnement important, réalisé par une équipe pluridisciplinaire, destinée à prendre en charge des salariés fragilisés ou en difficulté. 

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La mise en place d’un soutien psychologique, des mesures de protection supplémentaires, rassurent le salarié qui est alors en mesure de reprendre son travail. Ce type de prévention est davantage orienté sur la personne et non sur une situation de travail ou d’organisation qui a pu causer la maladie professionnelle comme peuvent l’être les autres types de prévention. Enfin, il est nécessaire d’identifier et de prévenir tous les risques professionnels pour une bonne santé au travail.

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