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Des Jobs d’été pour Eric & Jean !

Des Jobs d’été pour Eric & Jean !

François-Xavier Massa –

Vous ne savez pas quoi faire de votre marmaille ? Vos voisins en ont ras la casquette des c… de votre petit dernier ? Simple : trouvez leur une occupation estivale, et, pour les plus grands, un job d’été.

L’idée pourrait même servir au Petit Nicolas pour se débarrasser de l’Éric W. qui commence à le gaver grave et de son blondinet recalé sur le projet du Gross Paris (pardon, du Grand Paris, le Gross Paris c’était du temps des casques à boulons, du moustachu et des férus de wagons paumés dans des clairières). Moi, je m’y perds. Ces trucs c’est de l’histoire ancienne, non ?

Évidemment, tout ça, c’est plus facile à dire qu’à faire. À qui voulez-vous refilez deux boulets pareils ? Vous voyez la tronche de votre contrôleur fiscal avec un bilan, visé par Éric ou Madame ? Quant au petit Jeannot, quoi lui faire faire ? Vient, en plus, de rater son année de fac ? Ou je me trompe… Distribuer des tracts ? Y a de l’idée. Sauf que sans campagne électorale, ça va encore faire jaser !

Mais, si, mais c’est bien sûr ! Y a bien un endroit où les places se libèrent, avec la régularité d’un RPK1 égrainant sa bande de 7,62×39 mm, c’est l’Afghanistan, pardi ! Encore un de nos bons sous-offs qui vient de tomber victime d’un EEI2, ou d’une autre saleté du genre.

Et, puis là, dans le genre job d’été pistonné, au moins, ça devrait pas déclencher la cacophonie au PS. Je les vois mal envoyer Manuel ou Harlem crapahuter aux côtés des deux autres dans la vallons afghans. Ou alors par méchanceté ! Dommage, y pourraient tailler la bavette entre deux embuscades, recoudre leurs treillis criblés d’éclats, se clamper une aorte rétive sous les rafales, etc.

Ben, au fond, on pourrait généraliser l’idée : et un petit Bat d’Af3, composés de fils de ceux qui ont tant tenu à nous foutre dans ce bourbier. Et pour l’encadrement, pas trop dur : parmi nos chers élus adeptes du « Armons-nous et partez », combien sont officiers de réserve ?

OK, y sont peut-être un peu rouillés. Mais, comme elle est perdue d’avance, cette fichue guerre, pourquoi y envoyer de vrais pros ? Je suis sûr que le Taliban de base, tirer du conseiller régionale véreux ou du major de promo de Saint-Cyr, y s’en soucie comme de sa première kalach…

Ce que nous rappelle, fort justement Jacques Baud, dans son magistral Djihad, l’Asymétrie entre fanatisme & incompréhension, : « Peu importe l’endroit où l’on combat son adversaire. L’important est de combattre. Ainsi, si les États-Unis n’ont plus subi d’attentats terroristes sur leur sol depuis 2001, c’est sans doute en partie en raison des mesures de sécurité adoptées, mais surtout parce que les Américains sont allés « se faire tuer sur place ». Le djihad peut tout aussi bien être invoqué contre les Américains en Irak et en Afghanistan ? »4

Aspect qu’il développe plus loin, relevant qu’« Il découle de la définition même du djihad et de l’importance donnée à l’intention de l’action, une notion de la victoire fondamentalement différente que celle généralement comprise en Occident. Alors qu’en Occident la victoire est associée à la destruction de l’adversaire, dans l’Islam, elle est associée à la détermination à ne pas abandonner le combat. Nul ne peut vaincre un adversaire plus fort que lui, mais il est de son devoir de tenter de le faire. Ainsi, dans l’Islam, dans le Grand Djihad comme dans le Petit Djihad, c’est la même notion de la victoire : essentiellement une victoire sur soi-même, une victoire sur la facilité apparente et sur le découragement. La victoire reste donc associée à l’essentiel : le maintien de la foi.
« En d’autres termes, la victoire dans l’Islam n’a pas de caractère absolu, mais incrémentiel : il suffit de marquer sa volonté de combattre pour être victorieux. Concrètement, la victoire se résume souvent par le fait d’ « avoir le dernier mot », même si celui-ci n’a pas de caractère décisif. Il es ainsi significatif qu’en janvier 2009 le Hamas n’ait pas répondu favorablement au cessez-le-feu proposé par Israël le 18, mais s’est tenu au « sien » proposé le 19.
« C’est pourquoi, les Égyptiens célèbrent leur franchissement du Canal de Suez en octobre 1973 et la rupture de la Ligne Bar-Lev comme une victoire - même s’ils ont été vaincus par la suite. Ceci explique la victoire de Saddam Hussein à Bagdad en 1991, les cris de victoire et les défilés des milices de l’Ayatollah Moqtada al-Sadr dans la Mosquée d’Ali à Nadjaf, en août 2004, après la fin des combats négociée par l’Ayatollah Sistani, et la victoire d’Hassan Nasrallâh au Liban en 2006. Compris en Occident comme des « fanfarons », leur victoire avait été acquise non pas par la destruction de l’adversaire, mais par leur refus de céder devant la pression de forces considérablement plus puissantes, malgré des pertes et des destructions majeures. Nous sommes ici au cœur du phénomène asymétrique : la victoire de l’un apporte la victoire de l’autre ! »5

Comment ? Vous avez dit : la guerre là-bas, finalement, n’est pas la bonne affaire qu’on croyait, la cause qui justifie tous les sacrifices ?

Ce que nous a dit, plus sérieusement que moi, Jacques Baud, pour qui notre « …manière strictement occidentale de voir le djihad - et surtout de le combattre - outre le fait qu’elle traduit une vision simpliste de la guerre, masque probablement aussi la crainte de mettre à jour certaines contradictions au sein même de la société occidentale. Une société qui prône le muliticulturalisme et la liberté de pensée, mais qui en définit de manière arbitraire les limites,qui prône la liberté de la femme mais l’avilit dans les media, qui condamne le terrorisme mais soutient des groupes terroristes dans certains pays comme l’Iran, qui prône l’État de droit et les droits de l’Homme mais n’hésite pas à recourir à la torture »6.

D’accord avec-vous MM. Les Faucons mouillés ! Alors que tout le monde rentre. Ou alors, allez faire le sale boulot vous-mêmes. Après tout, avec 64% de corrompus, y a de quoi faire un ou deux bataillons de marche, non ?

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