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France

Chiche !

Chiche !

Parfois, le sens de l’État vient à ceux qui en sont le moins bien pourvu. Ainsi, dans notre affligeante république cassouletière, le (si peu) ministre de l’Intérieur Brice Hortefeux propose de déchoir de leur nationalité française d’éventuels délinquants, puis de les expulser du territoire.

Formulant sa proposition, Hortefeux a déclaré que « Ce n’est pas une question tabou ! ». On voit mal le rapport avec la question…

Évidemment, cette proposition de bons sens a valu à l’intéressé une volée de bois vert de la part des gamellards de la République et de tous ceux qui se nourrissent des malheurs de ceux qui habitent dans les cités de non-droit de l’aFrance.

Hortefeux voudrait instaurer à leur égard exclusif une triple peine – sanction des délits, retrait de la nationalité, expulsion. Diable !

L’UJFP, méritante association juive qui combat tous les racismes et les crimes perpétrés par l’État hébreu a même dénoncé ce projet comme un « véritable affront à notre mémoire collective, mené dans le cadre d’une offensive raciste contre les citoyens français musulmans ».

Je cite l’UJFP à dessein parce que ce sont des gens éminemment honnêtes, raisonnables et sympathiques.

Or, l’UJFP, note qu’« En droit français, depuis la Révolution de 1789, la révocation de la nationalité n’est applicable que pour des crimes exceptionnels, comme celui de haute trahison, ou de collusion avec l’ennemi en temps de guerre ».

Mais que sont les cohortes de dealers, guetteurs, roulotteurs, et violeurs en réunion qui mettent en coupe réglée des pans entiers du territoire national si ce n’est des « ennemis » du Peuple et de la Nation et la lutte contre les cartels de la drogue et des différentes traites, une « guerre » ?

Le crime organisé n’est-il pas, quelque part, la mise en place de « crimes exceptionnels » ? Et ceux qui tirent profit de l’accueil qui leur a été accordé pour se livrer à ces crimes ne commettent-ils pas des « des crimes exceptionnels », semblables en gravité « à celui de haute trahison ». Et pour ceux impliqués à des degrés moindre « une collusion avec l’ennemi » du Peuple et de la République que sont, à l’évidence les gangs des cités ?

Mais, j’irais plus loin que Brice Hortefeux sur la voie de la rigueur. À l’évidence, nombre de délits en col blanc, a fortiori ceux favorisés par des ministres, secrétaires d’État, et tout autre haut fonctionnaire sont tout aussi méprisables. Ceux qui s’y livrent, à fortiori là encore, au profit des plus hautes fortunes du pays, méritent, eux aussi, voire les premiers, à voir leurs biens confisqués, leur nationalité retirée et à connaître l’infamie de la proscription.

La mère de la démocratie, Athènes, l’UJFP semble l’oublier, agissait de la sorte, proscrivant tyrans et criminels. De toute manière les doubles peines sont déjà une réalité en droit français dans la mesure où un délinquant ou un criminel peuvent être condamnés à la fois à des peines d’argent ET de privation de liberté. Alors pourquoi pas trois, si cela doit être pour le bien du Peuple et de la Patrie…

Certes, l’État-croupion qui est le nôtre gagnerait en crédibilité, en donnant un exemple fort en bannissant et frappant du sceau de l’infamie si, d’aventure, dans le cadre de l’Affaire Bettencourt, tel ou tel serviteur de l’État, quel que puisse être son rang, était reconnu coupable.

Quant à spéculer sur la confession de tel ou tel criminel, on voit mal le rapport avec le sujet, un voleur est un voleur et un violeur est un violeur. Qui peut croire un seul instant que l’immense majorité des immigrés, s’il faut, à tout prix, les mêler à ce débat, soient autre chose que les victimes de ces crimes ?

Plus encore, rappelons, que tous les ans le Royaume d’Arabie Séoudite, comme c’est de son droit et à raison, expulse par dizaines et dizaines de milliers des pèlerins ayant choisi de ne pas rentrer chez eux après le Hajj et de violer ainsi l’hospitalité accordée, pour ce temps sacré, par le Khaddim al-Haramain. De mémoire, je n’ai pas connaissance de responsables musulmans, en France tout du moins, protester contre cette application, stricte, de la loi. Pourquoi devrait-il en être autrement concernant des lois destinées à vider de leur lie des quartiers où habitent des populations (musulmanes et non-musulmanes) rançonnées, pillées et violées par des gens qui, s’ils commettaient ces crimes finiraient (pour les pires d’entre eux, évidemment), qui, en Iran, au bout d’une corde, qui, dans le Royaume, sous le fil de l’épée du bourreau…

François-Xavier Massa

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