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Israël – Point presse – 1er juillet 2010

« Mettons fin au processus, ça suffit : finissons-en » – Interview de Mahmoud Abbas, par Shlomo Tsezana, depuis Ramallah – Israël Hayom

« Ça suffit : nous en avons assez du processus. Les résultats sont connus de tous, finissons-en », tel est le message qu’a voulu faire passer le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, lors d’une rencontre (organisée à sa demande) avant-hier à Ramallah avec des représentants des quatre grand journaux israéliens, dont Israel Hayom. À quelques jours de la rencontre entre le Premier ministre israélien, Binyamin Nétanyahu, et le président américain, Barack H. Obama, à Washington, le président de l’Autorité Palestinienne a voulu expliquer sa position. Selon lui, il n’y a pas besoin de poursuivre les négociations, comme le demande le gouvernement israélien, car la plupart des éléments du futur accord de paix ont déjà été réglés avec le gouvernement Olmert. Selon Abou Mazen, lors des négociations qu’il a eues avec Ehud Olmert, les deux hommes se sont mis d’accord sur toutes les questions essentielles, mais ils n’ont jamais rien signé. Toujours d’après Abbas, avec l’arrivée au pouvoir de Nétanyahu, l’Autorité Palestinienne a demandé à Israël s’il était prêt à reprendre les négociations là où elles s’étaient arrêtées avec Olmert, mais n’a pas eu de réponse. Par la suite, Abu Mazen a réduit sa question uniquement aux aspects sécuritaires et aux frontières. « Une telle réponse est indispensable pour que nous sentions que nous voyons les choses d’un même œil », a-t-il expliqué. Selon lui, s’il avait reçu une réponse sur ces deux sujets, il aurait été prêt à reprendre immédiatement les négociations directes avec Nétanyahu. Abou Mazen a ajouté que lors de ses rencontres avec Olmert, il a réussi à se mettre d’accord sur toutes les questions considérées comme « épineuses ». « Nous souhaitons la création d’un état palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme notre capitale, et Jérusalem-Ouest comme votre capitale », a-t-il dit. « Nous sommes d’accord sur le principe d’échanges de territoires : un territoire en échange d’un autre territoire. Nous avons également parlé de ce qui se passerait le jour d’après l’accord, et j’ai dit que j’acceptais une tierce partie sur le terrain, soit l’Otan, soit la Finul soit une autre force. Je ne veux pas de présence israélienne sur ma terre. De cette manière, Israël obtient la sécurité et moi la souveraineté ». Le président palestinien a ajouté que les principes qui le guidaient étaient l’isolement du Hamas et le refus de faire des compromis sur la question de Jérusalem.

Mahmoud Abbas a également estimé que Nétanyahu était capable de signer un accord de paix avec des concessions importantes. « Notre partenaire est le gouvernement israélien », a-t-il affirmé. « C’est le gouvernement qui a été élu et nous travaillons avec. Moi aussi j’ai une coalition fragile et j’ai un million de fois plus de problèmes internes que Nétanyahu. Je ne bénéficie d’aucun soutien, mais je continue malgré tout car je pense que notre seule voie est la paix ».

Dans le dos de Lieberman/ Itamar Eichner- Yédiot Aharonot

Une grave crise a éclaté hier entre le ministre des Affaires étrangères et le Premier ministre : Nétanyahu a envoyé le ministre israélien des Infrastructures nationales, le général (CR) Binyamin Fouad Ben-Eliézer, rencontrer secrètement le ministre turc des Affaires étrangères, pour tenter de régler la crise entre les deux pays, et ce, à l’insu ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, a révélé hier la deuxième chaîne de télévision israélienne. La rencontre a eu lieu à Zurich, et le ministre de la Défense, l’ex-Ra’Mat’Kal (chef d’état-major), l’Alouf (major-général), Ehud Barak, était au courant de cet entretien.

Lors de la rencontre, la question de la reprise des vols commerciaux israéliens vers l’Anatolie dès cet été aurait apparemment été évoquée. C’est la première fois que Lieberman attaque publiquement Nétanyahu, après de longs mois de tensions entre les deux hommes. Le bureau du ministre des Affaires étrangères a publié hier la réaction suivante : « le ministre des Affaires étrangères considère comme grave le fait qu’une telle initiative ait été prise sans prévenir le ministère. C’est une atteinte aux normes de bon fonctionnement et une atteinte à la confiance entre le ministre des Affaires étrangères et le Premier ministre ». Selon des proches de Fouad Ben-Eliézer, il était nécessaire de tenir Lieberman à l’écart de cette initiative étant donné qu’il a joué « un rôle non négligeable dans l’aggravation de la crise avec la Turquie ». De son côté, e bureau du Premier ministre s’est efforcé de calmer le jeu : « le ministre Ben-Eliézer a rendu compte au Premier ministre Nétanyahu de demandes qu’il a reçues de personnalités turques suggérant une rencontre informelle. Le Premier ministre ne voit pas d’empêchement à la tenue d’une telle rencontre, après de nombreuses initiatives ces dernières semaines pour renouer le contact avec la Turquie, dont le ministère des Affaires étrangères a été tenu au courant. L’absence d’information sur cette rencontre spécifique est due à des raisons techniques ».

Tirkel coule les plans de Nétanyhu et Barak/ Amos Harel- Ha’aretz

Le plan prévu par le Premier ministre israélien, Binyamin Nétanyahu, et son ministre de la Défense, l’ex-Ra’Mat’Kal (chef d’état-major), l’Alouf (major-général), Ehud Barak, pour endiguer les conséquences du raid israélien sur la flottille à destination de Gaza a échoué.

En effet, cette semaine, Ya’acov Tirkel, qui préside la commission d’investigation, négocie un accord avec le Premier ministre et le ministre de la Défense pour élargir les compétences du panel. Cette annonce représente le début d’une pente glissante qui pourrait entraîner Nétanyahu et Barak plus loin qu’ils ne l’envisageaient. Le plan originel du gouvernement appelait à séparer l’enquête en deux, la substance (dangereuse) restant coincée entre les deux. Le mandat de la Commission Tirkel était délibérément conçu pour n’avoir aucun pouvoir : un groupe de chercheurs qui devait mener un débat pour savoir si le raid était ou non en accord avec le droit international. Tandis que la commission Goldstone enquêtait sur la guerre de Gaza de l’année dernière, Barak sanctifiait le principe qui laissait les soldats hors des investigations. Le ministre de la Défense peut ainsi être fier que la Commission Tirkel ait maintenu le halo de sainteté qui entoure ce principe. Mais le panel Tirkel ne va pas renouveler les errements de la Commission Winograd, dont l’enquête sur la seconde guerre du Liban avait trainé en longueur : le raid sur la flottille est bien moins complexe, et les failles sont moins sérieuses. Et il semble que l’enquête soit moins agréable pour Nétanyahu et Barak que ce qu’ils avaient prévu

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